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Investissements d'avenir

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Plateau macrocosmes aquatiques / lacs artificiels - PLANAQUA

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Ce plateau comprend principalement seize « lacs artificiels ». Les lacs artificiels prennent la forme de grands bassins rectangulaires d’une longueur individuelle de 30 m, pour une largeur de 15 m (450 m2 de surface) et une profondeur de 3 m, et ont un volume individuel en eau avoisinant 700 m3. Chaque lac sera équipé (printemps 2015) d'un dispositif automatique de mesure des paramètres physico-chimiques dans la colonne d'eau (profil). Les variables mesurées incluent l'oxygène, la température, le pH, la chlorophylle a totale. Le site est équipé d'une station météo. Enfin, chaque lac sera équipé d'un système RFID pour le suivi des poissons.

 

Les 16 lacs sont caractérisés par la présence de 2 zones littorales peu profondes de 30 m de longueur et 1,5 m de largeur, implantées de macrophytes. Ces zones littorales, séparées par une large zone de pleine eau libre de végétation, seront prolongées par des talus de forte pente aboutissant, à 3 m de profondeur, à une large zone benthique sableuse (épaisseur 30 cm) de près de 200 m2. De par leur morphologie délimitant des faciès contrastés (zones pélagiques, benthiques et littorales) et leur grand volume permettant d’étudier la dynamique à long terme des organismes, les lacs artificiels constitueront des modèles expérimentaux novateurs pour étudier le fonctionnement des écosystèmes lacustres. 

Les lacs sont interconnectés, par séries de 4, via des canaux de dispersion pouvant être fermés ou ouverts. Ces canaux, assez étroits et peu profonds (1 m de large pour 30 cm de profondeur d’eau), de 10 m de longueur, peuvent être utilisés pour étudier les mécanismes écologiques et biologiques de la dispersion.

 

Le système fonctionnera en circuit fermé. Pour permettre ce fonctionnement, deux autres retenues sont associées aux 16 lacs :

- Un réservoir de stockage (126 m x 15 m x 3 m) pouvant contenir plus de 4000 m3 d’eau permet d’alimenter les lacs artificiels en eau pauvre en nutriments. Cette retenue de stockage comportera un ponton flottant permettant de recevoir des enceintes expérimentales in situ d’une profondeur maximale de 2,75 m et de dimensions variables (de 288 enceintes de 0,25 m2 de surface et 0,7 m3 de volume maximal à 4 enceintes de 18 m2 de surface et 50 m3 de volume maximal).

- Un réservoir d’épuration des eaux, d’un volume en eau maximal similaire à celui du réservoir de stockage, est destiné à récupérer les eaux en provenance des lacs artificiels lors de leur vidange, ou en cas de périodes de pluies très importantes. Ce bassin, généralement peu rempli, comportera plusieurs structures amovibles (radeaux flottants à macrophytes, supports à périphyton, et systèmes assurant le piégeage du phosphore au niveau du sédiment, etc.). Ces structures permettront de réduire les nutriments des eaux en provenance des lacs expérimentaux, avant leur retour dans le réservoir de stockage. Le réservoir d’épuration peut, sous réserve de compatibilité avec le fonctionnement général du plateau, recevoir des expériences sur les macrophytes ou sur l’épuration des eaux.

Intérêt de la plateforme des macrocosmes – Les 16 lacs artificiels seront capables d’abriter des espèces de sommets de chaînes pour de longues périodes de temps, auront des réseaux trophiques réalistes, et seront caractérisés par une complexité spatiale proche de celle des écosystèmes naturels. Ils refléteront donc beaucoup mieux le « monde réel » (le macrocosme) pour les besoins de l’expérimentation. Ils permettent ainsi de traiter des questions peu abordées expérimentalement, comme celles des couplages, des complémentarités et des transferts entre zone pélagique, zone littorale et zone benthique, ou celles liées à la dynamique et à la complexité des communautés animales en sommets de chaîne.